Des sculptures qui réclament la paix, des figurines représentant vos animaux de compagnie, deux livres qui ont marqué Matali Crasset et les actualités du moment.
Patchwork est une newsletter d’inspiration autour de la décoration, du design, de l’art et de la créativité.
Elle est née d’une envie simple : prendre du recul face à l’uniformisation des esthétiques et des discours, et repérer ce qui crée de la vie dans un décor.
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Au Salon Maison & Objet en septembre, je m’étais arrêtée devant ce “Peace”, sculpté en grandes lettres de porcelaine. “Je voulais faire une pièce murale qui rassemble, que tout le monde puisse comprendre et lire de loin” me raconte Luisa Maisel, céramiste-sculptrice américaine installée à Nice, à l’origine de ce slogan qui résonne particulièrement par les temps qui courent.
Créées à l'origine pour la vitrine d’une galerie (pour qu’on puisse lire recto verso), ces lettres flottantes ont happé de nombreux regards. C’est la forme fragile et éphémère de ces ballons d’anniversaire qui redonne instantanément au mot toute sa densité. “Peace”, c’est un mot particulier, que l’on “jette” un peu partout spontanément, un mot à la fois très répandu, léger, lourd de sens… C’est dans le contraste contenu/contenant que réside toute la subtilité de cette œuvre : délicatesse VS force, jeu VS gravité.
Les faire flotter comme ça, comme des gros bijoux, avec une lanière en fil d’or et des perles, a permis à Luisa Maisel, enfant des années 60 qui a grandi à New York, de redonner à ce mot ses lettres de noblesse. “Il faut fêter ce “PEACE”, il faut le voir en grand.”
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