Mes notes sur le Salon de janvier 2026.
Patchwork est une newsletter d’inspiration autour de la décoration, du design, de l’art et de la créativité.
Elle est née d’un besoin simple : prendre du recul face à l’uniformisation des esthétiques et des discours, et observer ce qui, dans un décor, crée de la vie.
Depuis que j’ai créé Patchwork, Maison & Objet est devenu un rendez-vous régulier.
Au début, je me demande toujours ce que je fais là. Dans ce Parc des Expositions immense, avec beaucoup trop de stands, de marques, de concepts, de bruit et de sandwichs à 14 €.
Puis d’un coup, mon œil accroche. À chaque fois, c’est au bout de quelques heures, quand je décide enfin de lâcher prise. En fait, pour passer un bon moment, il faut faire comme quand on visite une ville : se perdre. C’est parce que je suis complètement perdue que je commence à mieux regarder. Les détails, mais aussi la vision d’ensemble. Je repère les tendances qui se répètent et les intentions qui sortent du lot. Et c’est là que ça devient intéressant.
Maintenant que j’ai pris le temps de digérer toutes ces images et impressions, c’est le moment de les partager avec vous ! N’hésitez pas à me dire si vous aimez ce format en laissant un petit coeur après la lecture.
Des fleurs monumentales, des faux arbres, des lampes palmiers (Santano), des femmes fleurs… la nature est partout. Et ce n’est sûrement pas nouveau mais sans doute plus théâtralisé. On ne veut plus trois fleurs par-ci par-là, on veut la voir en XXL, on la veut chez nous et sur nous. Comme si on voulait se rappeler (se rassurer) qu’à l’heure du digital, de l’IA, du fake et des écrans interposés, on en fait entièrement partie, de la nature. Il y avait de tout, du très kitsch au plus raffiné. Moi qui adore les fausses fleurs (pas de vraies fleurs dispo en hiver, cf mon numéro Flower Power), j’ai été servie.
Au moment où je vous écris ces lignes, je découvre le sublime défilé Dior haute couture de Jonathan Anderson : des mannequins qui défilent avec des fleurs sur leurs tenues, qui les portent en boucles d’oreilles, qui les mettent en écharpe… le tout dans une forêt fantastique.
Pareil pour les animaux. Je me suis assise sur un superbe fauteuil tigre tout en rondeur (Chehoma), j’ai marché sur des tapis tigres aussi (Doing goods), vu voler des dauphins en fil de fer (Odile Moulin), trouvé des vases en forme de hiboux (Serax) et été charmée par des carafes à anses oiseaux (Bordallo Pinheiro).
...